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Une étude, coordonnée par l’unité mixte de recherche Inserm-Institut Pasteur de Lille-université et réalisée dans le cadre du consortium international I-GAP (international genomics of Alzheimer project) vient de révéler l’existence de 11 nouveaux facteurs génétiques de susceptibilité de cette maladie neurodégénérative.

Cette étude internationale, qui est selon ses auteurs même, la plus grande recherche jamais réalisée sur la maladie d’Alzheimer a été publiée dans la revue Nature Genetics en date du 27 octobre. Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs ont réalisé une méta-analyse s’appuyant sur 4 études d’analyse de génome qui impliquaient un total de 17 008 personnes malades et 37 154 témoins en bonne santé. D’autres travaux effectués sur des données récoltées auprès de 8572 patients et 11 312 témoins provenant de 11 pays différents ont permis de valider les résultats obtenus.

Les données ainsi analysées ont permis de mettre en évidence un lien significatif entre la maladie d’Alzheimer et 19 régions du génome. 11 de ces zones du génome ont été identifiées dans cette étude. Selon les auteurs de cette étude, en dehors de l’apolipoprotéine E (ApoE) (associée à 20 % de risque de développer une maladie d’Alzheimer), la part du risque qu’on peut attribuer à chaque région identifiée du génome est de l’ordre de 1 à 8 %.

Les données recueillies ont permis jusqu’aujourd’hui, de découvrir une vingtaine de gènes impliqués dans la maladie d’Alzheimer mais aussi d’avoir une vision globale des mécanismes moléculaires qui sous-tendent cette pathologie, un maillon indispensable pour la découverte de nouveaux traitements.

11 nouveaux gènes identifiés dans la maladie d'Alzheimer

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