Face à un rançongiciel, il faut d’abord déconnecter l’appareil du réseau, ne pas payer la rançon, conserver les preuves et porter plainte avant de réinstaller quoi que ce soit, indique Cybermalveillance.gouv.fr. La fiche pour les particuliers, mise à jour le 20 août 2026, détaille neuf étapes, de la déconnexion à l’aide d’un professionnel. Les voici, dans l’ordre.
L’essentiel à retenir
- Débrancher l’appareil d’Internet et du réseau, en retirant le câble Ethernet ou en coupant le Wi-Fi.
- Ne pas payer la rançon : rien ne garantit de récupérer ses données, et le paiement finance une activité criminelle.
- Garder les preuves, puis porter plainte avant la réinstallation des appareils touchés ; une aide gratuite aux victimes existe au 116 006.
- Tenter un outil de déchiffrement sur No More Ransom, et restaurer ses données depuis une sauvegarde saine.
Rançongiciel : couper, ne pas payer, garder les preuves
Un rançongiciel chiffre les fichiers d’un appareil et réclame de l’argent pour les rendre. La fiche de Cybermalveillance.gouv.fr pour les particuliers commence par trois gestes. Premier geste : déconnecter l’appareil d’Internet et de tout réseau, en débranchant le câble Ethernet ou en désactivant le Wi-Fi. Deuxième geste : ne pas payer la rançon, car on n’a aucune certitude de récupérer ses données et le paiement finance l’activité criminelle.

Troisième geste : préserver les preuves, ou les faire préserver par un professionnel. La fiche cite un exemplaire du message malveillant, les journaux du pare-feu, des copies des machines touchées ou de leurs disques durs, et quelques fichiers chiffrés.
Porter plainte avant de réinstaller
L’étape suivante est de déposer plainte auprès de la police ou de la gendarmerie, ou d’écrire au procureur de la République, pendant que l’on travaille à la solution technique. La fiche insiste : le dépôt de plainte doit intervenir avant la réinstallation des appareils touchés. Une aide gratuite aux victimes est joignable au 116 006.
Trouver l’origine de l’infection, nettoyer, déchiffrer
Il faut ensuite chercher la source de l’infection, par exemple une pièce jointe, un lien malveillant, une faille de sécurité ou un accès à distance, et fermer cette porte. Vient alors une analyse antivirus complète, après mise à jour de l’antivirus.
Si une solution existe, on peut essayer de déchiffrer ses fichiers : le site No More Ransom propose parfois des outils de déchiffrement gratuits, qui fonctionnent dans certains cas. En cas de doute, il faut formater et réinstaller les appareils touchés, puis restaurer ses données depuis une sauvegarde de confiance. Pour se faire aider, le diagnostic de Cybermalveillance.gouv.fr oriente vers des professionnels qualifiés.
Les gestes de prévention de la fiche
Pour éviter d’en arriver là, la fiche rappelle les gestes de base : appliquer régulièrement les mises à jour de sécurité de son système et de ses logiciels, garder son antivirus à jour et configurer son pare-feu, ne pas ouvrir de pièces jointes inattendues ni cliquer sur des liens inconnus, éviter les logiciels piratés et les sites douteux, et faire des sauvegardes régulières de ses données et de son système.
La fiche recommande aussi de ne pas naviguer ni lire ses courriels depuis un compte administrateur, d’utiliser des mots de passe solides et de supprimer les mots de passe par défaut. Notre guide de la règle de sauvegarde 3-2-1 explique comment organiser ses copies, et notre guide des mots de passe et des passkeys comment s’en passer ou les protéger.
Pour aller plus loin
Pour aller plus loin sur la cybersécurité, voyez notre article sur le Cybermois 2026 et nos conseils sur les objets connectés.
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Sources : Cybermalveillance.gouv.fr, Rançongiciel ou ransomware, que faire ? (particuliers), fiche mise à jour le 20 août 2026, consultée le 19 octobre 2026