Les objets connectés sont entrés dans les foyers : 40 % des Français de plus de 12 ans en possèdent un, selon le baromètre du numérique de mars 2025 cité par la DGCCRF. Elle détaille les risques des objets connectés : l’utilisation commerciale des données personnelles et le piratage, et donne des conseils simples : s’informer avant l’achat, faire les mises à jour, changer le mot de passe par défaut et limiter l’accès aux autres appareils.
L’essentiel à retenir
- Un objet connecté se connecte à un réseau (Wi-Fi, Bluetooth, réseau mobile) pour recevoir, stocker, traiter et transmettre des données ; selon le baromètre du numérique de mars 2025, 40 % des Français de plus de 12 ans en possèdent un, plus de 50 % chez les moins de 39 ans.
- Les plus répandus sont ceux liés à la santé (27 %), à la sécurité (22 %), à la domotique (19 %) et à l’électroménager (18 %).
- Deux risques principaux : l’utilisation commerciale des données personnelles et le piratage.
- Le vendeur doit indiquer la durée pendant laquelle les mises à jour logicielles du producteur restent compatibles avec les fonctions du produit.
Objets connectés : de quoi parle-t-on, et qui en possède
La DGCCRF définit un objet connecté comme un objet capable de se connecter à un réseau de communication, Wi-Fi, Bluetooth ou réseau mobile, et de recevoir, stocker, traiter et transmettre des données ou des instructions. Il peut être autonome ou fonctionner avec un smartphone ou une tablette qui le commande ou sert de relais.

D’après le baromètre du numérique de mars 2025, 40 % des Français de plus de 12 ans possèdent un objet connecté, et plus de 50 % des moins de 39 ans. Les objets de santé arrivent en tête (27 %), devant ceux de sécurité (22 %), de domotique (19 %) et d’électroménager (18 %). Le taux est encore loin derrière les smartphones (91 %) et se rapproche de celui des tablettes (54 %).
Risques des objets connectés : données personnelles et piratage
Premier risque, l’utilisation commerciale des données personnelles et l’atteinte à la vie privée : ces appareils laissent de plus en plus de traces numériques, et il faut garantir l’anonymat des données collectées. Second risque, le piratage : dès que la connexion à internet devient une fonction d’un objet du quotidien, ses concepteurs doivent faire face aux cyberattaques.
La DGCCRF ajoute que certains produits connectés peuvent être trompeurs : ils vantent une mesure fiable alors qu’elle est impossible, ce qui peut mettre en danger la santé du consommateur.
Les conseils de la DGCCRF avant et après l’achat
- avant l’achat, s’informer sur les caractéristiques, le fonctionnement, les interactions avec les autres appareils et les protections des données ;
- vérifier le marquage CE, qui atteste la conformité aux règles de sécurité ;
- sur internet, privilégier des sites de bonne notoriété avec un paiement sécurisé, et se méfier des prix très bas ;
- après l’achat, faire régulièrement les mises à jour de sécurité et les mises à jour logicielles ;
- changer fréquemment le nom et le mot de passe par défaut de chaque objet ;
- limiter l’accès de l’objet aux autres appareils, choisir un Wi-Fi sécurisé et isoler l’accès à internet d’autres éléments du réseau.
La DGCCRF le répète : la principale faille exploitée par les pirates reste trop souvent l’absence de vigilance des utilisateurs, qui gardent les identifiants par défaut. Notre guide de la maison connectée et de la sécurité et celui des mots de passe et des passkeys détaillent ces réglages.
Mises à jour, chargeur, fin de vie : les règles qui comptent
Le vendeur d’un bien comportant des éléments numériques doit informer les consommateurs de la durée pendant laquelle les mises à jour logicielles du producteur restent compatibles avec les fonctionnalités du bien. Depuis le 28 décembre 2024, l’achat d’un téléphone, d’une tablette, d’un casque, d’une console portable, d’une enceinte portable, d’une liseuse, d’un clavier ou d’une souris s’accompagne d’une information sur la présence ou non du chargeur universel : notre explicatif sur le chargeur universel USB-C détaille la règle.
En fin de vie, un objet connecté se trie et se collecte séparément, comme tout produit électrique et électronique. Pour une caméra ou une sonnette, notre test de la sonnette connectée Eufy Video Doorbell E340 montre ce qu’une installation demande.
Pour aller plus loin
Les alarmes et les interphones connectés peuvent encore fonctionner en 2G ou en 3G : notre actualité sur la fermeture de la 2G détaille le calendrier.
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Sources : DGCCRF, Objets connectés : les risques à connaître, écrit le 11 février 2026