L’été caniculaire de 2026 a été catastrophique pour une partie des récoltes françaises, avec des pertes évaluées entre 30 et 80 % selon les régions, un choc agricole qui se traduit directement à la caisse par une hausse des prix des fruits et légumes de 20 à 40 % selon les zones depuis la rentrée.
Des hausses très inégales selon les produits
Toutes les références ne sont pas touchées de la même façon. Les légumes de saison affichent en moyenne 17 % de hausse sur un an, mais certains produits dépassent largement cette moyenne : les tomates progressent de 35 % et les salades de 40 % par rapport à l’année précédente, selon une enquête menée en août 2026. Le cas le plus extrême reste le piment rouge, dont le prix a bondi de 148,6 % en trois mois, atteignant 6,96 euros le kilo sur le marché de gros de Rungis en septembre.

Les produits les plus durement frappés
Côté légumes, l’artichaut, la laitue et le poivron figurent parmi les références les plus touchées par cette envolée des prix. Côté fruits, la rhubarbe, les litchis, la pastèque et la myrtille concentrent l’essentiel de la hausse, des cultures particulièrement sensibles au stress hydrique prolongé qu’a connu une large partie du territoire cet été.
Pourquoi la sécheresse pèse autant sur ces cultures précises
Les fruits et légumes frais présentent une teneur en eau élevée et un cycle de croissance qui laisse peu de marge en cas de stress hydrique prolongé, contrairement à des cultures céréalières plus résistantes à un été sec. Une chaleur intense et durable réduit à la fois le volume récolté et le calibre des fruits, ce qui limite l’offre disponible tout en maintenant, voire en augmentant, une demande de consommation qui ne varie pas au même rythme.
Comment limiter l’impact sur son budget
Privilégier les fruits et légumes de saison les moins touchés par cette flambée, plutôt que de maintenir ses habitudes d’achat habituelles, reste le levier le plus direct pour limiter l’impact sur le budget courses. Les circuits courts et les marchés locaux permettent parfois de trouver des prix plus stables que la grande distribution, notamment sur les produits dont la chaîne de transport est plus courte et donc moins soumise aux variations de coûts logistiques qui s’ajoutent souvent à la hausse liée à la production elle-même.
Une hausse qui s’ajoute à d’autres tensions sur le budget des ménages
Cette flambée des prix alimentaires intervient dans un contexte déjà marqué par la hausse continue des prix des carburants observée depuis le début du mois de septembre, deux tendances qui pèsent simultanément sur le budget des ménages français à un moment de l’année où les dépenses de rentrée sont déjà plus élevées qu’à l’accoutumée.
Source : Fruits et légumes : inflation record après un été caniculaire, Que Choisir
Retrouvez aussi notre article sur la hausse des prix des carburants pour une vue d’ensemble du budget des ménages cette rentrée.