Halloween tombe un samedi cette année, le 31 octobre, pendant les vacances de la Toussaint. Les enfants sortiront déguisés, maquillés, avec des bonbons plein les poches. Les déguisements, le maquillage et les friandises font partie des produits que la DGCCRF contrôle chaque année, et les contrôles montrent des anomalies récurrentes. Voici les conseils pour préparer Halloween en toute sécurité, d’après les pages officielles de la répression des fraudes.
Halloween en toute sécurité : les déguisements, entre inflammabilité, cordons et substances
La DGCCRF traite les costumes de déguisement dans ses contrôles de sécurité des jouets, qui vérifient le respect de la réglementation européenne, dont le marquage « CE » et les avertissements d’usage. Elle a relevé, dans son bilan des contrôles de 2019, plusieurs sources de dangerosité propres aux déguisements : l’inflammabilité des costumes en tissu synthétique, qui présente un risque de brûlure, et la longueur inadaptée d’un cordon, qui présente un risque d’étranglement. Elle cite aussi des substances dangereuses, comme les phtalates dans les PVC.

Cette année-là, parmi les produits détruits à la suite des contrôles, figuraient 9 700 déguisements. Les laboratoires de la DGCCRF réalisent des essais de non-inflammabilité sur les jouets. Ces chiffres datent de 2019, mais ils montrent ce qui est vérifié.
Au moment de l’achat, voici les points à contrôler :
- Le marquage « CE » sur le produit, son étiquette ou son emballage, qui matérialise l’engagement du fabricant sur la conformité du produit aux exigences européennes.
- L’âge indiqué sur l’emballage et les messages de prévention : la DGCCRF recommande d’être attentif aux préconisations d’âge.
- Les petits éléments détachables : la DGCCRF conseille de bannir les jouets comportant de petites pièces qui pourraient être avalées par de jeunes enfants.
- Les cordons et lacets : leur longueur est un point de contrôle de la DGCCRF.
- La nature du tissu : le synthétique peut poser un problème d’inflammabilité, à tenir à l’écart des bougies et des lanternes.
- Les piles des accessoires lumineux : la DGCCRF alerte sur l’accessibilité des piles, notamment au lithium, dont l’ingestion est à l’origine d’accidents graves.
Le maquillage : des mentions obligatoires à vérifier
Le maquillage relève de la réglementation sur les produits cosmétiques. Selon la DGCCRF, le règlement européen impose des mentions obligatoires : le mot « ingrédients » avant la liste, la date de durabilité minimale ou le sablier et le symbole du pot ouvert pour la période après ouverture. L’enquête citée a relevé que quelque 8 % des produits analysés ne mentionnaient pas la présence d’allergènes à une teneur imposant pourtant l’étiquetage, et que l’étiquetage est l’anomalie la plus fréquente.
En pratique, un maquillage d’Halloween sans liste d’ingrédients lisible mérite d’être écarté. Dans son bilan 2019, la DGCCRF note aussi que 3 217 palettes de maquillage ont fait partie des produits détruits après contrôle. Ces éléments invitent à lire l’étiquette avant d’appliquer un produit sur la peau d’un enfant.
Les bonbons et les faux bonbons
Pour les confiseries, la DGCCRF conseille de lire attentivement les étiquettes pour connaître la composition et d’éviter les gadgets qui imitent les bonbons, car ils peuvent présenter des risques pour les enfants. Elle signale aussi que la racine de réglisse peut avoir des effets indésirables si elle est consommée en grande quantité.
Le risque de confusion dépasse les gadgets. Une enquête de la DGCCRF sur les produits qui imitent les aliments, comme certaines bougies, jouets, bijoux fantaisie ou produits cosmétiques, a montré que 13 % des 244 professionnels contrôlés en 2022 vendaient au moins un produit non conforme. La moitié des produits analysés étaient à la fois non conformes et dangereux, en raison d’un étiquetage inadéquat et de composants dangereux. Ces produits comportaient souvent de petits éléments détachables, qui augmentent le risque d’étouffement en cas d’ingestion. Ils doivent avoir une taille suffisante pour ne pas pouvoir être avalés par un enfant de moins de 36 mois.
Acheter en ligne : la vigilance sur les places de marché
Pour les achats en ligne, la DGCCRF, dans ses conseils avant les fêtes, demande de vérifier le marquage CE, de lire le descriptif plutôt que de se fier à la photographie, et de consulter les avis. Elle appelle à la vigilance face aux places de marché extra-européennes : les prix y sont attractifs, mais ces sites sont souvent moins regardants sur la qualité et la sécurité des produits. Il faut s’assurer que le vendeur est clairement identifié et joignable.
Entre septembre et novembre 2025, 72 produits ont été retirés des plateformes de vente en ligne en raison de leur dangerosité, selon la même page. Un produit retiré peut avoir été acheté avant : notre guide pour vérifier un rappel produit explique comment consulter RappelConso et obtenir un remboursement.
Les décorations : bougies, lanternes et guirlandes
Pour les décorations, la DGCCRF recommande de vérifier la conformité des marquages de sécurité et de respecter les consignes d’utilisation. Sa fiche sur les guirlandes électriques précise les gestes à suivre. Il faut acheter une guirlande portant le marquage CE, vérifier avant un usage en extérieur que l’emballage ne la réserve pas à un usage intérieur, et la brancher de préférence sur une prise unique. Il ne faut jamais laisser des guirlandes branchées sans surveillance toute la journée ou toute la nuit : la chaleur des lampes ou un court-circuit pourraient provoquer un incendie.
Pour les familles, notre guide sur la sécurité des enfants, des jouets et des écrans détaille d’autres précautions, et notre article sur les vacances de la Toussaint rappelle le calendrier.
Où les contrôles trouvent le plus d’anomalies
Dans son enquête sur la sécurité des jouets de 2021, la DGCCRF a contrôlé plus de 2 000 établissements, dont 150 sites web, et fait détruire 120 000 jouets non conformes et dangereux. Elle note que les grands opérateurs maîtrisent bien la réglementation, tandis que les exigences de sécurité restent souvent méconnues de petits fabricants artisanaux, d’auto-entrepreneurs, de certains discounters et de vendeurs ambulants. Pour ces derniers, la traçabilité manque régulièrement : factures inexistantes, imprécises ou incomplètes.

Dans la pratique, cela invite à se méfier d’un déguisement vendu sur un étal sans étiquette ni marquage lisible, et à garder la facture ou le justificatif d’un achat important.
Halloween en toute sécurité : que faire en cas de problème
Si un produit acheté se révèle dangereux ou non conforme, plusieurs recours existent. Sur internet, la DGCCRF rappelle qu’il existe un droit de rétractation et de retour pour tous les produits. Elle met à disposition SignalConso, pour signaler un problème, RappelConso, qui liste les produits rappelés, et RéponseConso, pour poser une question de consommateur. La DGCCRF publie aussi chaque mois la liste des produits retirés des plateformes de vente en ligne en raison de leur dangerosité.
Conservez l’emballage, la facture et les photos du produit : ils servent de preuve en cas de signalement ou de remboursement. Pour les produits connectés ou numériques, une garantie légale de conformité de deux ans s’applique, selon la DGCCRF, comme pour beaucoup de produits d’équipement.
Une liste de contrôle avant la sortie
- Costume : marquage CE, âge, cordons courts, éloigné de toute flamme.
- Maquillage : liste d’ingrédients lisible, date de durabilité, produit adapté à la peau des enfants.
- Accessoires lumineux : piles inaccessibles, surtout les piles boutons au lithium.
- Bonbons : emballages intacts, étiquettes lisibles, pas de faux bonbons.
- Décorations : marquage CE, usage intérieur ou extérieur respecté, pas de flamme près d’un tissu synthétique.
- Achats en ligne : vendeur identifié et joignable, descriptif lu en entier.
Avant la sortie, vérifiez le marquage CE, lisez les étiquettes et respectez les consignes d’utilisation de chaque costume, maquillage et décoration.
FAQ
Un déguisement est-il un jouet ?
Les costumes de déguisement figurent dans les contrôles de sécurité des jouets de la DGCCRF, qui comprennent des essais de non-inflammabilité en laboratoire.
Que signifie le marquage CE ?
Il matérialise l’engagement du fabricant sur la conformité de son produit aux exigences fixées par la réglementation européenne. Il doit être apposé avant la mise sur le marché.
Quels sont les risques des déguisements ?
La DGCCRF cite l’inflammabilité des costumes en tissu synthétique, la longueur inadaptée des cordons, les petites pièces et la présence de substances comme les phtalates.
Que doit-on lire sur l’étiquette d’un maquillage ?
Le règlement européen impose des mentions obligatoires sur les cosmétiques : le mot « ingrédients » avant la liste, la date de durabilité minimale ou le sablier, et le symbole du pot ouvert pour la période après ouverture.
Les bougies et les fondants parfumés présentent-ils un risque ?
La DGCCRF a relevé que certains produits ressemblant à des aliments, comme des bougies, des fondants parfumés ou des cosmétiques fabriqués par de petits artisans, pouvaient être non conformes, avec un étiquetage inadéquat et de petits éléments détachables qui augmentent le risque d’étouffement.
Quelle taille pour les petits éléments ?
Les objets qui ressemblent à des aliments, ou leurs petits éléments détachables, doivent être de taille suffisante pour ne pas pouvoir être avalés par un enfant de moins de 36 mois, selon l’enquête de la DGCCRF.
Où vérifier si un produit est rappelé ?
Sur RappelConso, le site officiel des rappels de produits, que la DGCCRF cite dans son bandeau de ressources.
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Sources : DGCCRF (bilan 2019 des contrôles sur la sécurité des jouets, contrôle des produits cosmétiques, confiseries et gadgets, produits imitant des aliments, conseils avant les fêtes, guirlandes électriques), consultées le 6 octobre 2026.