Service-Public a rappelé le 26 octobre 2026 les règles du contrat d’engagement de service public (CESP), refondues par un arrêté du 16 octobre publié au Journal officiel du 20 octobre. Ce contrat verse 1 200 euros brut par mois aux étudiants en santé qui s’engagent à exercer ensuite dans une zone manquant de soignants. Les candidatures pour 2026-2027 ouvrent le 2 novembre.
L’essentiel à retenir
- Montant : 1 200 euros brut par mois, versés pendant toute la durée des études.
- Public : étudiants en médecine, odontologie, maïeutique et pharmacie (hors pharmacie industrielle) ayant validé au moins la première année.
- Contrepartie : exercer en zone sous-dotée aussi longtemps que l’allocation a été perçue, et au moins 2 ans.
- Candidature en ligne à partir du 2 novembre 2026, sur la plateforme nationale de l’ASP.
Le contrat d’engagement de service public, en bref
Le CESP lie un étudiant en santé à l’État. L’étudiant reçoit une allocation mensuelle pendant ses études. En échange, il s’engage à s’installer, une fois diplômé, dans un ou plusieurs territoires où l’offre de soins est insuffisante ou l’accès aux soins difficile.

Selon l’article 7 de l’arrêté du 16 octobre 2026, l’allocation est de 1 200 euros brut par mois. Elle est soumise aux cotisations sociales et versée par virement. Elle commence le 1er février qui suit la publication des listes de lauréats et s’arrête à la fin du mois d’obtention du diplôme.
Qui peut candidater
Service-Public cite les étudiants qui ont validé au moins la première année du premier cycle et suivent l’une de ces formations :
- médecine ;
- odontologie (chirurgie dentaire) ;
- maïeutique (sage-femme) ;
- pharmacie, sauf la filière industrielle.
Les praticiens diplômés hors de l’Union européenne, autorisés à suivre un parcours de consolidation des compétences en médecine ou en odontologie, peuvent aussi candidater. Pour les autres aides aux étudiants, voyez notre guide du repas à 1 euro au Crous.
Comment candidater à partir du 2 novembre
La demande se fait sur la plateforme nationale gérée par l’Agence de services et de paiement (profil.asp-public.fr). Service-Public liste trois pièces :
- un certificat de scolarité de l’année en cours ;
- une lettre de motivation qui décrit le projet professionnel, avec la spécialité et le lieu d’exercice envisagés ;
- les relevés de notes de la première année pour un étudiant de deuxième année, ou des deux années précédentes pour les autres.
L’arrêté ajoute un justificatif du numéro de sécurité sociale et un relevé d’identité bancaire. Une commission par filière classe les dossiers, surtout selon les résultats et le projet présenté en entretien. Elle peut dispenser d’entretien au plus 50 % des candidats après une présélection. Les listes sont publiées au plus tard le 15 janvier, puis le lauréat a trente jours pour signer en ligne.
L’engagement et le choix du lieu d’exercice
La durée d’exercice en zone sous-dotée est égale à la durée de versement de l’allocation, avec un minimum de 2 ans. Les zones sont fixées par chaque agence régionale de santé (ARS) et révisées tous les 2 ans.
L’année qui précède la fin des études, le signataire indique jusqu’à cinq lieux d’exercice, classés par préférence. L’ARS décide selon la spécialité et les besoins du territoire. Un changement de lieu demande son accord, et l’accord des deux ARS en cas de changement de région.
Rompre le contrat coûte cher
En cas de manquement, le contrat est résilié. Le signataire rembourse les allocations nettes perçues et paie une pénalité de 200 euros par mois d’allocation. Elle est d’au moins 6 000 euros avant le diplôme et de 20 000 euros après, selon l’article 16. Pour un praticien qui a déjà exercé au moins 36 mois, le montant baisse au prorata.
Le nouvel arrêté est entré en vigueur le 21 octobre 2026. Les contrats qui relèvent de l’ancien régime restent soumis aux arrêtés du 26 mai 2020, abrogés pour les nouveaux dossiers.
Ce que le texte ne dit pas
Ni l’arrêté ni Service-Public ne précisent la date de clôture des candidatures 2026-2027, ni le nombre de contrats proposés par faculté. Les deux pages ne comparent pas non plus les nouvelles règles aux anciennes. Pour ces points, le référent CESP de chaque région, dont la liste figure sur le site du ministère de la Santé, reste l’interlocuteur. Une fois installé, le jeune soignant pourra être déclaré médecin traitant de ses patients comme tout praticien.
Pour aller plus loin
Pour les jeunes qui entrent dans la vie d’assuré, lisez notre article sur les démarches à faire à 18 ans, et notre vrai ou faux sur l’APL des étudiants.
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Sources : Service-Public, Engagement de service public : une allocation mensuelle de 1 200 € pour les étudiants en médecine, publié le 26 octobre 2026 ; Légifrance, Arrêté du 16 octobre 2026 relatif au contrat d’engagement de service public, JO n° 0245 du 20 octobre 2026 ; Plateforme nationale de candidature au CESP (ASP), consulté le 28 octobre 2026