À chaque automne, le Covid-19 revient dans les conversations, et les mêmes questions reviennent : quels symptômes, quel test, faut-il s’isoler, qui doit se faire vacciner et quand ? Les règles ont beaucoup changé depuis 2020. Ce guide reprend les informations de l’Assurance maladie, mises à jour en 2026, avec les gestes utiles et les situations où il faut consulter vite. Il informe, il ne remplace pas l’avis de votre médecin.
Le virus qui circule
Le Covid-19 est une maladie infectieuse virale causée par le coronavirus SARS-CoV-2, apparu en Chine fin 2019. Depuis fin 2021, c’est le variant Omicron qui circule, avec de nouveaux sous-variants. L’Assurance maladie rappelle qu’une recrudescence a été observée à partir de début septembre 2025 avec le variant XFG, surnommé « Frankenstein » en raison de son hybridation entre les sous-variants LF.7 et LP.8.1.2 d’Omicron. Pour suivre la situation de la saison en cours, les bulletins de Santé publique France sur les infections respiratoires aiguës font référence.
Les symptômes
Les premiers symptômes apparaissent après une incubation d’environ cinq jours. Les principaux sont :
- une fièvre ou une sensation de fièvre ;
- des signes respiratoires : toux, essoufflement, oppression dans la poitrine ;
- des maux de tête, des courbatures, une fatigue inhabituelle ;
- une perte brutale de l’odorat, sans nez bouché, ou une disparition totale du goût ;
- une diarrhée.
Chez certaines personnes, l’infection se traduit seulement par un mal de gorge ou une rhinopharyngite. Chez d’autres, elle passe presque inaperçue, mais ces personnes sont tout de même contagieuses. Chez une personne âgée, l’entourage peut remarquer une altération brutale de l’état général, de la confusion, des chutes répétées ou l’aggravation rapide d’une maladie déjà connue.

Que faire en cas de symptômes
Les bons réflexes sont simples : respecter les gestes barrières, éviter le contact avec les personnes vulnérables, prévenir son entourage et contacter son médecin traitant ou, à défaut, un autre médecin de ville. En cas de difficultés respiratoires, comme un manque de souffle au moindre effort ou en parlant, il faut appeler le 15 (le 114 pour les personnes sourdes ou malentendantes).
| Situation | Ce que recommande l’Assurance maladie |
|---|---|
| Symptômes évocateurs | Respecter les gestes barrières, éviter les personnes vulnérables, prévenir l’entourage, contacter son médecin traitant |
| Difficultés respiratoires (manque de souffle au moindre effort ou en parlant) | Appeler le 15 (ou le 114 pour les personnes sourdes ou malentendantes) |
| Autotest positif | Confirmer par un test RT-PCR et prévenir les personnes croisées récemment |
| Test positif | Contacter son médecin ; éviter les personnes fragiles ; isolement non obligatoire mais gestes barrières |
| Personne à risque de forme grave | Consulter vite : un antiviral peut être prescrit, à démarrer avant le 5e jour des symptômes |
Les tests : PCR ou autotest
Le test RT-PCR est la technique de référence. Il se fait le plus souvent par prélèvement naso-pharyngé, avec un écouvillon dans le nez, en laboratoire de biologie médicale ou en pharmacie équipée. Une version salivaire existe pour les cas où le prélèvement nasal n’est pas envisageable. Le médecin peut le prescrire en cas de symptômes. Depuis le 1er mars 2025, les tests PCR sont pris en charge à 60 % sur prescription médicale, comme les autres actes de biologie médicale.
L’autotest antigénique est en vente libre en pharmacie. On le réalise soi-même avec un écouvillon introduit dans le nez, et le résultat est donné en 15 à 20 minutes selon la notice. Il est moins sensible que la PCR : un résultat négatif n’exclut pas d’être porteur du virus, et un résultat positif doit être confirmé par un test RT-PCR. Depuis le 1er mars 2025, les autotests ne sont plus pris en charge par l’Assurance maladie. En attendant un résultat, limitez vos contacts et gardez les gestes barrières.
Test positif : faut-il s’isoler
Depuis le 1er février 2023, l’isolement systématique n’est plus obligatoire. Il reste toutefois fortement recommandé, comme pour toute infection respiratoire aiguë, d’éviter le contact avec les personnes fragiles. Les personnes croisées doivent surveiller leur santé, sans obligation de s’isoler.
Les gestes à appliquer :
- se laver régulièrement les mains ou utiliser une solution hydroalcoolique ;
- tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir à usage unique, puis le jeter ;
- éviter de se toucher le visage ;
- respecter une distance d’au moins deux mètres avec les autres ;
- porter un masque chirurgical ou FFP2 ;
- limiter ses contacts ;
- aérer chaque pièce le plus souvent possible, au minimum dix minutes toutes les heures.
Si votre état ne vous permet pas de travailler, votre médecin prescrit un arrêt de travail. Comme pour tout arrêt maladie, vous avez 48 heures pour transmettre l’avis à votre caisse d’assurance maladie et, si vous êtes salarié, à votre employeur.
Traitement et évolution
Dans la plupart des cas, les symptômes disparaissent en deux à trois semaines. Le traitement vise à atténuer les symptômes : repos et paracétamol, pas plus d’un gramme par prise et jusqu’à trois fois par jour. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens ne doivent pas être utilisés, car ils peuvent masquer les signes d’une infection grave. Les traitements habituels sont poursuivis. Il est conseillé de prendre sa température deux fois par jour.
Pour les adultes à risque élevé de forme grave, le médecin peut prescrire un antiviral oral, le Paxlovid, délivré en pharmacie, qui diminue le risque d’hospitalisation. Il doit être débuté le plus tôt possible et dans tous les cas avant le cinquième jour des symptômes. Le médecin vérifie sa compatibilité avec les autres traitements en cours.
Après le Covid-19, certaines personnes ressentent des symptômes au-delà de quatre semaines : la Haute Autorité de santé parle de symptômes prolongés. Si vous êtes concerné, contactez en priorité votre médecin traitant.
Qui doit se faire vacciner à l’automne
Selon l’Assurance maladie, la vaccination contre le Covid-19 est recommandée chaque année à l’automne pour les personnes de 65 ans et plus. Elle est fortement recommandée aux personnes les plus à risque de forme grave, notamment :
- les nourrissons à partir de 6 mois, enfants, adolescents et adultes atteints de comorbidités (hypertension artérielle compliquée, maladies cardiaques, vasculaires, hépatiques, rénales ou pulmonaires, diabète, obésité, cancers, personnes transplantées, trisomie 21, troubles psychiatriques, démence) ;
- les personnes immunodéprimées ;
- les femmes enceintes, quel que soit le trimestre ;
- les résidents en Ehpad et en unités de soins de longue durée ;
- les personnes à très haut risque, dans le cadre d’une décision partagée avec l’équipe soignante ;
- l’entourage régulier de personnes immunodéprimées ou vulnérables, y compris les professionnels de santé et du médico-social.
La dose annuelle n’est plus recommandée pour les personnes non ciblées. Si elles souhaitent tout de même être vaccinées, elles peuvent l’être gratuitement. Les vaccins sont pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie.
Quand et où
Dans la page consultée, l’Assurance maladie indique que la campagne vaccinale de l’automne est lancée à la mi-octobre en métropole, en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane, en même temps que celle contre la grippe. Vérifiez les dates de la campagne de l’année en cours sur ameli.fr, car les modalités peuvent évoluer. Pour la grippe, voir nos articles sur la campagne 2026-2027 et sur la couverture vaccinale.
Les deux vaccins peuvent être réalisés le même jour, dans les deux bras, sans délai à respecter s’ils sont administrés à des moments différents. Une seule dose suffit à partir de 5 ans. Le délai à respecter après la dernière injection ou la dernière infection est de six mois, ramené à trois mois pour les personnes immunodéprimées et les 80 ans et plus. Médecins, infirmiers, pharmaciens, sages-femmes et étudiants en médecine ou en pharmacie habilités peuvent vacciner. Pour les enfants de moins de 5 ans, une prescription médicale est nécessaire. Pour l’ensemble du calendrier, voir notre guide du calendrier vaccinal.
Quel vaccin
Pour la campagne décrite par l’Assurance maladie, le vaccin monovalent Comirnaty LP.8.1 est utilisé, en formes adulte, 5-11 ans et 6 mois-4 ans. Un vaccin peut être actualisé d’une saison à l’autre : le vaccin de la campagne à venir sera précisé par les autorités de santé.
Les gestes qui protègent vraiment
L’aération est l’un des gestes les plus simples : les particules infectantes peuvent rester en suspension dans l’air d’une pièce fermée pendant plusieurs minutes. Le virus se transmet directement par les postillons ou indirectement en touchant une surface souillée puis les yeux, la bouche ou le nez. Les personnes vulnérables sont invitées à évaluer leur situation avec leur médecin, limiter leurs déplacements, privilégier les périodes peu fréquentées et le télétravail si possible, et continuer leurs traitements et leurs rendez-vous médicaux.
Pour comprendre la prise en charge des consultations, tests et médicaments, voir notre dossier sur le remboursement des soins en 2026.
FAQ
Faut-il s’isoler après un test positif ?
L’isolement n’est plus obligatoire depuis le 1er février 2023. Il est en revanche fortement recommandé d’éviter les personnes fragiles et de respecter les gestes barrières.
Un autotest négatif suffit-il ?
Non. Les autotests sont moins sensibles que les tests RT-PCR. Un résultat négatif n’exclut pas d’être porteur du virus, et un résultat positif doit être confirmé par PCR.
Les tests sont-ils remboursés ?
Depuis le 1er mars 2025, les tests PCR sont pris en charge à 60 % sur prescription médicale, et les autotests ne sont plus pris en charge.
Qui est concerné par la vaccination à l’automne ?
Les personnes de 65 ans et plus, et fortement les personnes à risque de forme grave : comorbidités, immunodéprimés, femmes enceintes, résidents d’Ehpad et leur entourage vulnérable.
Peut-on se faire vacciner contre le Covid-19 et la grippe le même jour ?
Oui, les deux vaccins peuvent être injectés le même jour, sur deux sites différents, un dans chaque bras.
Sources : Assurance maladie, reconnaître le Covid-19 et ses symptômes