Après plusieurs mois de relative stabilité, le prix du gaz repart nettement à la hausse à l’approche de l’hiver, une évolution qui va se répercuter directement sur les factures de chauffage de millions de foyers français.
Une hausse de 5,6 % en un mois
Le prix repère du gaz naturel publié par la Commission de régulation de l’énergie est passé de 162,89 euros à 172,05 euros TTC par mégawattheure entre août et septembre 2026, soit une progression de 5,6 % en seulement un mois. Ce prix repère sert de référence pour l’ensemble des fournisseurs, même si chacun conserve la liberté de fixer ses propres tarifs autour de cette base.
Pourquoi cette hausse survient maintenant
Cette augmentation intervient à un moment stratégique de l’année : la fin de l’été correspond traditionnellement à la période où les fournisseurs commencent à reconstituer leurs stocks en prévision de la saison de chauffe, une demande accrue qui pèse mécaniquement sur les prix de marché. Le prix du gaz est en outre directement exposé aux marchés européens de l’énergie, sensibles aux tensions géopolitiques et aux niveaux de stockage constatés à l’échelle du continent plutôt qu’aux seuls facteurs nationaux.
Un impact qui dépend fortement du type de contrat
L’ampleur réelle de cette hausse sur une facture individuelle dépend largement du type de contrat souscrit. Un foyer ayant opté pour une offre à prix fixe est protégé de cette variation jusqu’à l’échéance de son contrat, tandis qu’un contrat indexé sur le prix repère ou sur les prix de marché répercute cette hausse dès le mois suivant sur la facture, sans délai d’ajustement significatif.
Pour un foyer chauffé au gaz avec une consommation moyenne, cette hausse de 5,6 % représente généralement plusieurs dizaines d’euros supplémentaires sur la facture annuelle, un montant toutefois nettement inférieur aux hausses spectaculaires observées lors de la crise énergétique de 2022. Pour réduire durablement sa dépendance au gaz, voir nos articles sur l’agrément Ademe des pompes à chaleur et sur les panneaux photovoltaïques.
Comment limiter l’impact sur la facture
Face à cette tendance haussière récurrente à l’approche de l’hiver, quelques gestes simples permettent de limiter l’impact réel sur le budget du foyer. Comparer les offres des différents fournisseurs via le comparateur officiel du médiateur national de l’énergie est le point de départ le plus fiable, plutôt que de reconduire un contrat par défaut sans vérification. Baisser le chauffage d’un ou deux degrés dans les pièces les moins occupées du logement, un geste simple souvent négligé, permet également de réduire sensiblement la consommation sans affecter significativement le confort quotidien. Changer de fournisseur d’énergie est gratuit, comme le détaille notre guide pour négocier ses abonnements.
Une hausse à mettre en perspective avec les aides existantes
Pour les foyers les plus modestes, cette hausse du prix du gaz renforce l’intérêt du chèque énergie, versé automatiquement aux ménages dont le revenu fiscal de référence par unité de consommation est sous un certain seuil, comme nous l’avons détaillé dans notre guide complet des aides sociales. Ce chèque est utilisable directement pour régler une facture de gaz, au même titre qu’une facture d’électricité.
