Remplacer une chaudière par une pompe à chaleur demeure largement encouragé financièrement, mais un nouveau critère technique s’est ajouté depuis le 1er septembre 2026 pour toucher la bonification la plus intéressante.
Un agrément désormais obligatoire
Depuis cette date, seule une pompe à chaleur inscrite sur la liste d’agrément de l’Ademe ouvre droit à la bonification du dispositif Coup de pouce chauffage, financé via les certificats d’économies d’énergie. Ce n’est plus seulement le type d’appareil qui compte, mais son modèle précis : deux pompes à chaleur techniquement similaires peuvent désormais donner droit à des montants d’aide très différents selon que l’une figure ou non sur cette liste officielle.

Des critères liés à la qualité et à la fabrication
Cet agrément repose sur des critères de qualité et de résilience industrielle, sans que le fabricant ou le modèle précis change nécessairement de performance technique perçue par l’utilisateur final. Concrètement, l’administration a voulu s’assurer que les appareils bénéficiant des aides les plus importantes répondent à des standards de fabrication vérifiés, plutôt que de laisser cette bonification ouverte à l’ensemble du marché sans distinction. Les pompes à chaleur individuelles air/eau, eau/eau et sol/eau sont concernées par cette nouvelle exigence.
Les montants MaPrimeRénov’ ne changent pas
Au-delà de cette nouvelle condition d’agrément, les montants de MaPrimeRénov’ pour une pompe à chaleur sont ceux fixés pour 2026 : jusqu’à 5000 euros pour une pompe à chaleur air-eau, et jusqu’à 11 000 euros pour une installation géothermique, ce dernier montant nettement supérieur s’expliquant par le coût d’installation plus élevé de ce type de système. Un point mérite d’être rappelé : la pompe à chaleur air-air, la plus répandue en rénovation légère, n’est pas éligible à MaPrimeRénov’ en geste simple, contrairement aux deux autres technologies.
Les conditions générales d’éligibilité sont inchangées
Pour bénéficier de MaPrimeRénov’ sur ce type de projet, le demandeur doit être propriétaire d’un logement construit depuis plus de quinze ans, occupé à titre de résidence principale, et appartenir à l’une des catégories de ménages éligibles selon ses revenus. Les travaux doivent par ailleurs être réalisés par un artisan certifié RGE, Reconnu Garant de l’Environnement, une condition déjà en vigueur avant cette réforme et qui reste inchangée.
Ce qu’il faut vérifier avant de signer un devis
Pour un projet en cours ou en réflexion, le plus utile consiste désormais à demander explicitement à l’installateur si le modèle proposé figure bien sur la liste d’agrément Ademe en vigueur, plutôt que de supposer que toute pompe à chaleur certifiée RGE y donne automatiquement droit. Un devis signé avant vérification de ce point expose à une bonification finalement plus faible que prévu, une différence qui peut représenter plusieurs centaines d’euros selon le montant initialement annoncé par l’installateur.
Cette vérification s’ajoute aux autres vérifications déjà connues avant d’engager de tels travaux, comme comparer plusieurs devis d’artisans RGE différents, plutôt que de retenir le premier reçu sans mise en concurrence. Pour produire une partie de l’électricité que consomme la pompe à chaleur, voir notre article sur les panneaux photovoltaïques, et pour l’effet d’un tel changement de chauffage sur la vente d’un logement, notre article sur les critères pour vendre un bien immobilier.
Source : MaPrimeRénov’ pour une pompe à chaleur en 2026, Quelle Énergie