Revente de billets de concert ou de match : ce qui est autorisé entre particuliers, l’interdiction de la revente habituelle et les risques, selon la DGCCRF

La revente de billets de concert, de match ou de spectacle entre particuliers est en principe autorisée quand elle reste occasionnelle. La revente à titre habituel, sans l’accord de l’organisateur ou du producteur, est interdite et punie d’une amende pénale, rappelle la DGCCRF. Les risques sont réels : prix très au-dessus de la valeur faciale, billet falsifié ou accès refusé.

L’essentiel à retenir

  • Il n’y a pas de droit de rétractation pour les billets de spectacle ou de compétition (article L. 221-28 du code de la consommation), et les conditions de vente prévoient rarement un échange ou un remboursement.
  • La revente occasionnelle entre particuliers est en principe autorisée, sauf restrictions propres au billet, comme un billet nominatif.
  • La revente habituelle sans autorisation est interdite ; pour un évènement subventionné, le prix ne peut pas dépasser celui fixé et affiché à la vente initiale.
  • La DGCCRF conseille de privilégier la billetterie de l’organisateur ou son site de revente officiel.

Revente de billets : ce que la loi autorise entre particuliers

Selon la DGCCRF, le principe est le suivant : la revente occasionnelle entre particuliers est en principe autorisée, sauf restrictions spécifiques comme un billet nominatif ou des conditions générales de vente qui l’interdisent. À l’inverse, revendre des billets à titre habituel, sans l’autorisation de l’organisateur ou du producteur, est interdit sous peine d’une amende pénale. L’interdiction vise aussi le fait de fournir les moyens de cette revente (article 313-6-2 du code pénal).

Une scène de concert éclairée de projecteurs devant une foule
Photo d’illustration : george charry / Pexels (licence Pexels, libre de droits)

Un cas particulier : quand l’évènement est subventionné ou aidé par l’État, les départements ou les communes, la revente n’est possible, même avec l’accord du titulaire des droits, que si le prix du billet n’est pas supérieur au prix fixé et affiché lors de la vente initiale. La fiche ne fixe pas d’autre plafond de prix général.

Pourquoi la revente s’est développée

Les organisateurs vendent rarement eux-mêmes leurs places : ils passent par des professionnels de la billetterie, salles, grandes enseignes ou sites internet, qu’ils rémunèrent par une commission. Le consommateur n’a pas de droit de rétractation, les conditions de vente des billets culturels ne prévoient en général ni échange ni remboursement, et les assurances annulation, payantes, comportent des exclusions parfois très larges. Notre réponse sur le droit de rétractation d’un achat en ligne rappelle pourquoi les billets font exception.

Le marché de la revente, surtout entre particuliers sur des plateformes qui facturent des frais aux acheteurs et aux vendeurs, a comblé ce manque. Certains organisateurs proposent leur propre « bourse aux billets », jugée sûre par la DGCCRF.

Les risques à l’achat sur le marché de la revente

  • payer un billet largement au-dessus de sa valeur faciale ;
  • recevoir la copie d’un billet électronique revendu plusieurs fois ;
  • recevoir un billet dont les caractéristiques ne correspondent pas à l’annonce ;
  • ne pas recevoir de billet du tout ;
  • se voir refuser l’accès, parce que le billet a déjà été scanné ou porte un autre nom.

Les conseils de la DGCCRF avant d’acheter

La DGCCRF recommande de ne pas céder à l’achat impulsif en comptant sur une rétractation, de vérifier si l’organisateur dispose de sa propre billetterie ou recommande un site de revente officiel, comme le font Roland Garros ou l’UEFA, de s’assurer que le site est fiable, avec ses mentions légales et l’identité du vendeur, et de payer de façon sécurisée. Elle invite aussi à lire les conditions d’annulation de l’assurance et à se méfier des vendeurs à la sauvette devant les stades et les salles.

Les frais de service doivent être annoncés clairement : le prix mis en avant ne les inclut pas toujours, et ils vont de quelques centimes à quelques euros. En cas de problème avec un professionnel, on peut le signaler sur SignalConso, dont notre mode d’emploi de SignalConso détaille les étapes. Pour une escroquerie ou un revendeur qui n’en aurait pas le droit, la DGCCRF renvoie vers la pré-plainte en ligne de la police. Notre guide des arnaques courantes complète ces conseils.

Pour aller plus loin

La fiche de la DGCCRF date du 20 avril 2026 ; pour une situation précise, le texte de l’article 313-6-2 du code pénal et les conditions de vente du billet font foi.

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Sources : DGCCRF, Revente de billets de spectacles ou de compétitions sportives, écrit le 20 avril 2026

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