Sonos a présenté la Sonos Beam Ultra le 1er septembre 2026, avec une commercialisation effective fin septembre. La barre de son succède à la Beam Gen 2 en haut de la gamme compacte de la marque, se positionnant juste en dessous de l’Arc Ultra, nettement plus imposante et plus chère, destinée aux grands salons. L’argument principal tient en une phrase : neuf haut-parleurs au lieu de cinq, dont deux véritablement orientés vers le plafond pour le Dolby Atmos, là où la génération précédente simulait cet effet par traitement numérique. Notre test, établi par la rédaction de TopActu, s’appuie sur la moyenne des essais publiés par plusieurs rédactions depuis la sortie, relue et validée par nos équipes.
La fiche technique en bref
- Neuf haut-parleurs au total, contre cinq sur la Sonos Beam Gen 2.
- Configuration Dolby Atmos 7.1.2, avec deux voies verticales réelles dirigées vers le plafond.
- Largeur de 75 centimètres, un format compact pensé pour les salons de taille moyenne.
- Dialogue Boost par IA, avec quatre niveaux d’amélioration de la voix et un mode Night Sound pour baisser les basses la nuit.
- Compatibilité multiroom, Trueplay et avec les principaux services de streaming audio.
- Extensible avec un Sonos Sub ou Sub Mini pour ajouter des basses dédiées, et avec des enceintes arrière pour un son surround complet.
- Prix affiché à 699 euros au lancement, contre 499 euros pour la Beam Gen 2 toujours commercialisée en parallèle.
Ce que disent les confrères qui ont testé la Sonos Beam Ultra
Engadget lui attribue 9 sur 10, saluant le rendu sur les films comme sur la musique et l’apport réel des haut-parleurs Atmos orientés vers le haut. SoundGuys, plus mesuré, donne une note de 8 sur 10, tout en reconnaissant des basses convaincantes pour une barre sans caisson dédié, un point fort pour un petit salon. What Hi-Fi attribue la note maximale dans les données structurées de son test, sans toutefois préciser son barème dans l’extrait consulté.
Côté francophone, Son-Vidéo.com et 01net ont également testé l’appareil peu après son lancement, sans publier de note chiffrée explicite dans les versions consultées, mais avec un ton très positif : le premier décrit la barre comme une alternative crédible aux meilleures barres Atmos du marché, le second détaille sa nouvelle architecture 7.1.2 à neuf haut-parleurs en remplacement de la virtualisation précédente. HomeCineSolutions, Man of Many et Gizmodo ont publié des essais qualitatifs sans note. Faute de note chiffrée française disponible, la moyenne retenue pour ce test s’appuie sur les deux notes anglophones trouvées, soit 8,5 sur 10, que nous retenons après relecture et validation par la rédaction.
Le vrai changement : des haut-parleurs Atmos réels
C’est l’argument technique central de cette version Ultra. Sur la Beam Gen 2, les effets de hauteur Dolby Atmos étaient simulés par traitement numérique, une technique qui donne une impression de son enveloppant sans faire réellement rebondir le son sur le plafond. La Beam Ultra intègre deux haut-parleurs physiquement orientés vers le haut, qui projettent le son vers le plafond pour qu’il redescende ensuite vers l’auditeur, la méthode utilisée par les barres de son haut de gamme bien plus chères. L’écart de 209 euros avec la Beam Gen 2 se justifie, selon les essais, par une différence audible dès la première écoute, en particulier sur du contenu mixé spécifiquement en Dolby Atmos.
La Sonos Beam Ultra en images
Quatre visuels du site officiel de Sonos.




Dialogues et confort d’écoute nocturne
Le Dialogue Boost assisté par intelligence artificielle revient comme un argument concret dans plusieurs essais, avec quatre niveaux d’intensité réglables directement depuis l’application Sonos selon le type de contenu regardé. Le centre remanié rend les voix plus nettes et mieux détachées des effets sonores environnants, un bénéfice direct pour qui regarde beaucoup de séries ou de films avec des dialogues parfois noyés dans la bande-son. Le mode Night Sound, qui réduit automatiquement les basses les plus fortes, complète cet argument pour un usage en soirée sans déranger le reste du logement.
Les limites relevées par les tests
Les essais signalent l’absence de prise en charge du format DTS:X, réservé à certains contenus, ainsi qu’une barre légèrement plus grande que la génération précédente, ce qui peut compliquer son installation sur un support mural déjà en place conçu pour l’ancien modèle. Pour une basse plus profonde et plus physique, il est conseillé d’ajouter un caisson Sub Mini ou Sub 4 en complément, la barre seule se montrant correcte sans toutefois rivaliser avec une configuration équipée d’un vrai caisson séparé.
Le prix constitue l’autre réserve logique : à 699 euros, la Beam Ultra coûte 200 euros de plus que la Beam Gen 2, qui demeure commercialisée en parallèle pour qui souhaite un budget plus contenu sans les haut-parleurs Atmos physiques. Pour une petite pièce où l’effet de hauteur se fait moins sentir, la génération précédente reste un choix pertinent selon plusieurs tests, l’écart de prix ne se justifiant pleinement que dans un salon assez grand pour profiter de la différence.
Pour une installation audio complète dans une maison connectée, notre guide de la maison connectée détaille les équipements compatibles avec les principaux écosystèmes. Et pour une alternative plus abordable en enceinte d’extérieur plutôt qu’en barre de son home cinéma, notre comparatif des enceintes Bluetooth pour l’extérieur couvre un usage différent, plus nomade.
Film du soir et écoute musicale au quotidien
Pour une soirée film, c’est précisément le scénario où les deux haut-parleurs Atmos orientés vers le plafond se font le plus remarquer, selon les testeurs : une scène d’orage, un survol en hélicoptère ou une explosion prennent une dimension verticale qui manquait sur la génération précédente, où cet effet était jusque-là entièrement simulé par traitement numérique. Pour un film sans mixage Atmos spécifique, la différence avec la Beam Gen 2 se réduit nettement, un point à garder en tête selon le type de contenu habituellement regardé dans le foyer.
En écoute musicale au quotidien, hors contexte cinéma, plusieurs tests soulignent que la barre se comporte aussi bien en simple enceinte connectée, diffusant depuis un service de streaming via l’application Sonos ou en AirPlay, avec une scène sonore jugée large pour un appareil aussi compact. Couplée à d’autres enceintes Sonos dans d’autres pièces via le mode multiroom, elle permet de diffuser la même musique dans toute la maison ou, au contraire, un contenu différent par pièce, un usage distinct de son rôle principal de barre de son pour la télévision.
Compatibilité avec un téléviseur déjà en place
La connexion au téléviseur se fait via un câble HDMI eARC pour profiter de la totalité des capacités Dolby Atmos de la barre, un standard désormais répandu sur la plupart des téléviseurs récents mais encore absent sur certains modèles plus anciens, où une connexion HDMI classique ou optique demeure possible avec des fonctionnalités réduites. Avant l’achat, vérifier la présence d’un port HDMI eARC sur son téléviseur actuel évite une déconvenue à l’installation, en particulier pour un téléviseur acheté il y a plusieurs années, période où ce standard n’était pas encore généralisé sur l’ensemble de la gamme des fabricants.
Installation et prise en main
L’installation ne diffère pas des autres produits Sonos : connexion au réseau Wi-Fi domestique via l’application mobile, puis calibration automatique Trueplay qui ajuste le rendu sonore selon l’acoustique de la pièce, en tenant compte des murs, des meubles et des surfaces réfléchissantes environnantes. Cette étape, commune à toute la gamme Sonos depuis plusieurs générations, compte parmi les arguments qui différencient l’écosystème de la marque de ses concurrents directs, où ce type de calibration automatique n’est pas toujours proposé de façon aussi intégrée à l’application principale.
Une vraie montée en gamme sonore face à la Beam Gen 2, pour qui dispose d’un salon assez grand pour en profiter pleinement.
Questions fréquentes
La Sonos Beam Ultra est-elle vendue sur Amazon.fr ?
Non, au moment de la rédaction, la barre récemment lancée n’est pas encore référencée sur Amazon.fr : Sonos la commercialise directement via son site officiel et ses revendeurs partenaires.
Faut-il ajouter un caisson de basses séparément ?
Ce n’est pas indispensable, la barre intégrant déjà des basses jugées convaincantes par plusieurs tests, mais un Sub Mini ou Sub 4 ajoute de la profondeur pour les amateurs de cinéma.
Quelle est la différence avec la Beam Gen 2 ?
La Beam Ultra ajoute quatre haut-parleurs supplémentaires, dont deux orientés vers le plafond pour un vrai effet Dolby Atmos, là où la génération précédente simulait cet effet numériquement.
La barre fonctionne-t-elle en multiroom avec d’autres enceintes Sonos ?
Oui, elle conserve la compatibilité multiroom de l’écosystème Sonos, un point inchangé par rapport aux modèles précédents de la marque.
Pour retrouver nos prochains tests et bons plans en priorité, ajoutez TopActu à vos sources préférées sur Google.
Sources : les essais cités dans la section des confrères, fiche produit Amazon.fr relevée le 09/10/2026
