Vrai ou faux : se garer sur un trottoir ne coûte que 35 euros

L’affirmation vérifiée : « Se garer sur un trottoir ne coûte que 35 euros ».

Verdict : faux. Se garer sur un trottoir est un stationnement très gênant : l’amende forfaitaire est de 135 euros, et non de 35 euros, montant du stationnement simplement gênant. Selon la Cour de cassation, citée par Service-Public, une zone principalement affectée aux piétons et nettement séparée de la chaussée est un trottoir, même s’il n’est pas surélevé.

Une voiture garée le long d'un trottoir pavé, au milieu des feuilles mortes
Photo d’illustration : Viktor Mogilat / Pexels (licence Pexels, libre de droits)

Se garer sur un trottoir : une amende de 135 euros

Service-Public distingue plusieurs niveaux de stationnement interdit. Le stationnement gênant et le stationnement abusif, c’est-à-dire plus de 7 jours au même endroit, donnent lieu à une amende forfaitaire de 35 euros. Le stationnement très gênant, comme le stationnement dangereux, est sanctionné par une amende forfaitaire de 135 euros ; le stationnement dangereux fait en plus perdre 3 points.

Dans les deux cas, l’immobilisation et la mise en fourrière du véhicule sont possibles. Le stationnement sur un trottoir relève de la catégorie très gênant, indique Service-Public dans son actualité sur la définition du trottoir.

Ce qu’est un trottoir pour la justice

Dans un arrêt du 8 mars 2022, la chambre criminelle de la Cour de cassation a confirmé la condamnation à 150 euros d’amende d’un automobiliste garé sur un trottoir, à Toulon. Pour la Cour, un trottoir est une zone principalement affectée aux piétons qui longe une voie réservée aux véhicules. Il n’a pas besoin d’être surélevé : il suffit qu’il soit nettement séparé de la chaussée par une bordure ou un autre marquage.

Un véhicule garé sur la partie latérale d’une chaussée nettement différenciée de la partie centrale est donc considéré comme garé sur un trottoir. La page de Service-Public date de 2022 et est signalée comme ancienne : elle ne donne pas elle-même le montant de l’amende forfaitaire, qui est dans la fiche sur le stationnement interdit.

Payer ou contester l’amende : les délais

L’amende se règle dans les 45 jours, ou 60 jours par télépaiement avec une carte bancaire ; au-delà, elle est majorée. La contestation est possible dans les 45 jours, en ligne ou par lettre recommandée à l’officier du ministère public, sans consignation, mais payer l’amende éteint le droit de la contester : voyez notre vrai ou faux sur le fait de contester une amende sans la payer d’abord. La page de Service-Public présente par ailleurs deux montants différents pour l’amende majorée d’un stationnement très gênant, 375 ou 575 euros : le montant exact figure sur l’avis.

À retenir

  • Le stationnement gênant coûte 35 euros d’amende forfaitaire, le stationnement très gênant 135 euros.
  • Se garer sur un trottoir est un stationnement très gênant, même si le trottoir n’est pas surélevé, selon la Cour de cassation.
  • L’amende se règle dans les 45 jours ; la contester est possible dans les 45 jours, mais la payer éteint ce droit.

Pour d’autres règles de la route, voyez notre réponse sur le téléphone au volant et notre guide du contrôle technique.

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Sources : Service-Public, Amende pour stationnement interdit (abusif, gênant, très gênant, dangereux), page consultée le 19 octobre 2026 ; Service-Public, Stationnement interdit : qu’est-ce qu’un trottoir ?, publié le 22 août 2022

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