L’affirmation vérifiée : « Tout ce que l’on vend sur Vinted ou Leboncoin est imposable ».
Verdict : faux. Pour vendre sur Vinted ou Leboncoin ses objets personnels d’occasion, comme des meubles, des appareils ou des vêtements, il n’y a en général aucun impôt à payer, indique Service-Public. Des exceptions existent : certains biens vendus plus de 5 000 euros, les métaux précieux, et surtout le fait d’acheter ou de fabriquer pour revendre, qui est une activité imposable.

Vendre sur Vinted ou Leboncoin : ce qui n’est pas imposable
La page de Service-Public sur les revenus d’une activité accessoire est claire sur le cas le plus courant : la vente de biens personnels d’occasion, par exemple sur Leboncoin, sur Vinted ou lors d’un vide-greniers, n’est en général pas imposable. Les meubles, les appareils électroménagers ou une voiture d’occasion ne donnent lieu à aucun impôt.
Le principe général de la page est pourtant que tout revenu accessoire est imposable, quel que soit son montant : ce sont les situations ci-dessous qui font exception, ou qui au contraire le confirment.
Les exceptions : bijoux, œuvres d’art, métaux précieux
Pour certains biens, la vente peut être taxée. Selon la page, les bijoux, les œuvres d’art, les objets de collection et les antiquités vendus plus de 5 000 euros sont soumis à une taxe forfaitaire de 6 %, à déclarer dans le mois. Les métaux précieux relèvent d’une taxe forfaitaire de 11 %, également à déclarer dans le mois.
Pour les autres biens, c’est la plus-value qui peut être imposée au taux de 19 % : seulement si le prix de vente dépasse 5 000 euros et s’il est supérieur au prix d’achat. Un bien détenu depuis plus de 22 ans est exonéré.
Quand la vente devient une activité imposable
Acheter ou fabriquer des objets dans le but de les revendre n’est plus de la vente de biens personnels : Service-Public classe cette activité dans les bénéfices industriels et commerciaux. Le régime de la micro-entreprise s’applique tant que le chiffre d’affaires reste sous 188 700 euros, avec un abattement forfaitaire de 71 %, et aucun impôt n’est dû en dessous de 305 euros de revenu.
La page traite aussi la location de ses propres biens et les petits services rémunérés, comme le bricolage, le jardinage ou la garde d’animaux : ces revenus sont imposables, avec un seuil de micro-entreprise de 77 700 euros et un abattement de 50 %.
Ce que les plateformes transmettent aux impôts
Les plateformes en ligne doivent adresser à leurs utilisateurs un document récapitulatif : nombre de transactions, montant net perçu, frais et taxes retenus. Ces informations sont aussi transmises à l’administration fiscale et préremplies dans la déclaration de revenus. Service-Public indique que la plateforme est dispensée de cette transmission pour un vendeur qui a réalisé moins de 2 000 euros de recettes ou moins de 30 transactions dans l’année ; la page ne précise pas si ces deux seuils se cumulent.
En cas de doute sur la nature de ses ventes ou sur une somme préremplie, le service des impôts des particuliers est l’interlocuteur à contacter.
À retenir
- La vente de biens personnels d’occasion n’est en général pas imposable, d’après Service-Public.
- Certains biens vendus plus de 5 000 euros (bijoux, œuvres d’art, métaux précieux) peuvent être taxés.
- Acheter ou fabriquer pour revendre est une activité imposable, avec un régime de micro-entreprise sous 188 700 euros de chiffre d’affaires.
Pour comprendre la déclaration de revenus et les situations qui comptent, lisez notre guide de la déclaration d’impôts. Si vous revendez des billets plutôt que des objets, voyez notre explicatif sur la revente de billets.
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Sources : Service-Public, Faut-il déclarer les revenus d’une activité accessoire ?, page vérifiée le 15 avril 2026, consultée le 19 octobre 2026