Le ministre des Transports Philippe Tabarot a confirmé le 2 septembre 2026 que le système de conduite autonome FSD (Full Self Driving) de Tesla avait débuté ses premiers essais en France, après un entretien en visioconférence avec Elon Musk.
Un revirement notable. La France avait jusqu’ici refusé d’ouvrir la porte à cette technologie sur son territoire.
Deux véhicules pour une première évaluation
Concrètement, deux véhicules équipés du système FSD ont été mis à disposition des autorités françaises pour une première série d’évaluations sur circuit fermé, avant d’envisager, si ces tests s’avèrent concluants, des essais sur route ouverte à la circulation. Pour un budget d’achat complet, voir notre guide pour acheter une voiture électrique en 2026.

Ce que la France ne précise pas encore
Plusieurs éléments restent flous à ce stade : la durée exacte de cette phase d’essais, son périmètre géographique, ainsi que la version précise du logiciel et du matériel embarqué qui sera évaluée. Aucune date ni condition n’a non plus été communiquée pour un éventuel déploiement plus large auprès des propriétaires français de véhicules Tesla.
Un calendrier européen qui pourrait accélérer les choses
Les résultats de cette première phase d’essais sont attendus courant septembre. Un vote de l’Union européenne sur la question de l’homologation de ce type de système pourrait intervenir dès le mois d’octobre, ce qui replacerait la décision française dans un cadre réglementaire plus large plutôt que dans une simple initiative nationale isolée.
Pourquoi ce dossier reste sensible
La conduite autonome soulève des questions de responsabilité juridique en cas d’accident, un point qui explique en partie la prudence initiale de plusieurs pays européens face à cette technologie, alors que les États-Unis l’ont déjà largement autorisée sur une partie de leur territoire. Le passage de la France d’un refus à une ouverture progressive illustre la pression croissante exercée par l’avance prise par certains constructeurs sur ce terrain, davantage qu’un changement de doctrine sur les risques eux-mêmes. Le remboursement d’un sinistre dépend du contrat, comme l’explique notre guide de l’assurance auto.