Vrai ou faux : un site en .fr est forcément français

L’affirmation vérifiée : « Un site en .fr est forcément français ».

Verdict : faux. Un site en .fr n’est pas forcément un site français : la DGCCRF rappelle qu’un site en « .fr » peut légalement ne pas être édité par une société française, et que la lecture des mentions légales permet de lever toute ambiguïté.

Loupe, carnet et ordinateur portable sur un bureau blanc
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Vrai ou faux : un site en .fr est forcément français

L’extension « .fr » rassure : on y voit un gage de proximité, de recours possibles et de règles françaises. La DGCCRF, dans sa fiche sur les achats sécurisés sur internet, écrite le 13 novembre 2024, dément cette équivalence.

Ce que dit la DGCCRF

La DGCCRF conseille de préférer un site français ou européen : les sites marchands basés en France ou en Europe offrent davantage de garanties que ceux installés hors de l’Union européenne, qui n’indiquent pas toujours les droits de douane et la TVA. En cas de litige, les recours contre des sites étrangers ont peu de chances d’aboutir. Elle ajoute qu’un site en « .fr » peut légalement ne pas être édité par une société française, et que les mentions légales permettent de lever toute ambiguïté.

Où trouver les mentions légales

Les mentions légales sont obligatoires. Elles figurent en général en bas de la page d’accueil et indiquent notamment le nom, la dénomination sociale, l’adresse, les contacts, le numéro de téléphone et l’adresse électronique. Les vendeurs en ligne doivent mettre à disposition des informations claires et facilement accessibles sur leur identité. Si ces données ne sont pas mentionnées, mieux vaut choisir un autre commerçant.

Les autres vérifications

  • chercher la réputation du site en saisissant son nom, éventuellement associé au mot « arnaque » ;
  • lire les conditions générales de vente, qui précisent le barème des prix et les conditions d’exercice du droit de rétractation ;
  • vérifier que la page de paiement est sécurisée, avec « https » et un cadenas ;
  • se méfier d’une offre trop belle pour être vraie.

Pourquoi cela compte pour les droits et les frais

Pour un colis venu de l’extérieur de l’Union européenne, des règles de douane s’appliquent depuis le 1er juillet 2026 : un droit de douane forfaitaire de 3 euros par catégorie d’article pour les petits colis de 150 euros ou moins, acquitté par les plateformes selon Bercy. La TVA est due dès le premier euro sur toute importation, d’après la douane.

À retenir

  • L’extension « .fr » ne prouve ni l’origine du vendeur ni son lieu d’établissement.
  • Les mentions légales indiquent l’identité et l’adresse réelles du vendeur.
  • Les recours contre un site étranger ont peu de chances d’aboutir.

Notre guide des arnaques et du phishing détaille les faux sites. Pour vos droits après un achat, voyez notre guide du droit de rétractation.

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Sources : DGCCRF, comment réaliser des achats sur internet de façon sécurisée ?, écrit le 13 novembre 2024, et Bercy, droits de douane sur les petits colis, communiqué du 30 juin 2026

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