Pilule Cérazette, l’ANSM alerte 1,6 million de femmes sur un risque de méningiome

Cérazette et méningiome : l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a débuté le 14 septembre 2026 l’envoi d’un courrier d’information à environ 1,6 million de femmes ayant utilisé une contraception à base de désogestrel, pour les informer d’un risque rare mais confirmé de méningiome intracrânien.

D’où vient cette alerte

Le comité de pharmacovigilance européen a confirmé, lors de sa réunion de juillet 2026, un risque faiblement accru de méningiome associé à une utilisation prolongée, au-delà d’un an, de contraceptifs contenant du désogestrel ou de l’étonogestrel. Ce signal fait suite à une étude épidémiologique française publiée dans le British Medical Journal en 2025, qui avait mis en évidence cette association pour la première fois à une échelle suffisamment large pour être prise en compte réglementairement.

Un risque à remettre en perspective

Le niveau de risque estimé correspond à un cas supplémentaire de méningiome pour 67 300 femmes utilisatrices, un chiffre qui replace la probabilité individuelle dans une échelle très faible malgré le nombre important de femmes concernées par le courrier d’information. Point important, ce risque disparaît un an après l’arrêt du traitement, ce qui distingue ce signal d’un effet secondaire qui persisterait durablement après la fin de la prise.

Les médicaments concernés par cette alerte

Le courrier de l’ANSM concerne les femmes ayant été remboursées au moins une fois pour l’un des traitements suivants : les comprimés de désogestrel commercialisés sous le nom Cérazette et ses génériques, ainsi qu’Optimizette et Désopop, l’implant à l’étonogestrel Nexplanon, et l’anneau vaginal associant étonogestrel et éthinylestradiol NuvaRing et ses génériques. L’historique de ses remboursements se consulte sur son compte Ameli, auquel le guide des démarches administratives en ligne explique comment accéder avec un seul identifiant.

Pourquoi les envois s’étalent sur plusieurs semaines

Face au volume important de patientes concernées, l’ANSM a choisi d’étaler les envois postaux et dématérialisés sur plusieurs semaines à partir du 14 septembre, plutôt que de tout envoyer simultanément. Cette temporalité explique que certaines femmes concernées puissent recevoir cette information avec un décalage de plusieurs jours ou semaines par rapport à d’autres utilisatrices du même traitement.

Ce qu’il faut faire en recevant ce courrier

L’ANSM est claire sur ce point : en l’absence de symptôme particulier, il n’y a aucune urgence à consulter un médecin, ni même à interrompre son traitement contraceptif de sa propre initiative. Ce courrier a avant tout une vocation informative, pour permettre à chaque femme concernée d’en discuter avec son médecin ou sa sage-femme lors d’un prochain rendez-vous plutôt que de provoquer une réaction d’urgence disproportionnée par rapport au niveau réel du risque. Autre rendez-vous de santé de l’automne, la campagne de vaccination contre la grippe n’avait pas encore de date officielle début septembre.

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