Trottinettes électriques à 50 ou 80 km/h : ce que dit la loi, des amendes de 1 500 euros au débridage interdit, selon la DGCCRF

Sur les sites de vente en ligne, certaines trottinettes affichent 50, 70 ou 80 km/h. En France, une trottinette électrique dont la vitesse maximale par construction dépasse 25 km/h ne peut jamais circuler sur la voie publique, rappelle la DGCCRF : l’amende est de 1 500 euros et l’engin peut être confisqué. Voici les règles pour l’acheteur, le vendeur et le propriétaire.

L’essentiel à retenir

  • Pour circuler sur la voie publique, une trottinette électrique doit avoir une vitesse maximale par construction ne dépassant pas 25 km/h.
  • Au-delà, circuler sur la voie publique est puni d’une amende de 1 500 euros, avec immobilisation, fourrière ou confiscation possibles : il n’existe pas de régime d’homologation pour ces véhicules.
  • Débrider une trottinette est interdit : un an de prison et 30 000 euros d’amende pour le propriétaire, 135 euros pour l’usage d’un engin débridé.
  • Le vendeur doit afficher une seule vitesse maximale ; « 25 km/h bridé, 50 km/h débridé » est une pratique commerciale trompeuse.

Trottinette électrique : 25 km/h maximum par construction

Les trottinettes électriques appartiennent à la catégorie des engins de déplacement personnel motorisés, ou EDPM, comme les gyropodes, les monoroues et les hoverboards. Pour circuler sur la voie publique, leur vitesse maximale par construction, c’est-à-dire la limite fixée dès la conception, ne doit pas dépasser 25 km/h.

Un homme en trottinette électrique devant des vitrines, en noir et blanc
Photo d’illustration : Ayşegül Aytören / Pexels (licence Pexels, libre de droits)

Une trottinette qui dépasse 25 km/h par construction n’est jamais autorisée sur les voies ouvertes au public. Elle ne peut circuler que sur des circuits et des terrains adaptés, après déclaration à l’administration. La DGCCRF précise qu’il n’existe pas, contrairement à une idée entendue, de régime d’homologation ou de réception pour ce type de véhicules.

Les sanctions pour une trottinette trop rapide

Circuler sur la voie publique avec une trottinette dont la vitesse maximale par construction dépasse 25 km/h est puni de l’amende de cinquième classe, soit 1 500 euros. Le véhicule peut aussi être confisqué, immobilisé ou mis en fourrière. Ces règles s’appliquent à tous les EDPM, y compris les hoverboards et les monoroues.

Une trottinette qui dispose d’un mode de vitesse supérieur à 25 km/h n’est pas non plus autorisée sur la voie publique, même si son mode par défaut est réglé à 25 km/h.

Débridage : interdit pour tous

Le débridage du moteur est interdit, pour les vendeurs comme pour les utilisateurs. Pour le propriétaire d’un EDPM, débrider l’engin pour dépasser les 25 km/h est puni d’un an d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. Utiliser un EDPM débridé est puni d’une amende de 135 euros, avec immobilisation, fourrière et confiscation possibles.

Pour un professionnel, fabriquer, importer, vendre, proposer à la location ou inciter à acheter un dispositif destiné à dépasser les limites de vitesse ou de puissance d’un EDPM ou d’un vélo à assistance électrique est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende, et la même peine s’applique à la transformation d’un engin. Publier ou relayer des tutoriels de débridage, ou proposer une application qui le permet, est donc passible de ces sanctions, précise la DGCCRF.

Ce que le vendeur doit afficher

Avant l’achat, en magasin comme sur internet, le vendeur doit communiquer de façon lisible les caractéristiques essentielles de l’engin : puissance maximale en kilowatts, masse, dimensions, vitesse maximale par construction, usage possible ou non sur la voie publique et âge minimal d’utilisation. Une seule vitesse maximale doit être affichée : une publicité du type « 25 km/h bridé et 50 km/h débridé sur voies privées » est une pratique commerciale trompeuse et une incitation au débridage. Si l’engin ne peut pas circuler sur la voie publique, la mention « interdiction de circulation sur les voies ouvertes au public » doit figurer sur la publicité et sur l’engin.

Les règles de circulation et de sécurité à connaître

Tout conducteur doit avoir au moins 14 ans, l’usage est personnel, et rouler à plusieurs est puni de 135 euros. En agglomération, on circule sur les pistes et bandes cyclables et, à défaut, sur les routes limitées à 50 km/h au plus ; hors agglomération, seules les voies vertes et pistes cyclables sont autorisées. L’engin doit avoir des freins, un avertisseur sonore et un éclairage avant et arrière.

Côté batterie, la DGCCRF demande de n’utiliser que le chargeur d’origine, de charger à distance de matériaux combustibles et de privilégier un sol en béton ou en carrelage. Notre guide des batteries au lithium détaille les gestes, et le comparatif des trottinettes électriques présente des modèles conformes. Notre guide des mobilités douces reprend les règles de circulation.

Pour aller plus loin

Pour un vélo électrique, voyez notre guide du vélo électrique en 2026 : 250 W et 25 km/h maximum.

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Sources : DGCCRF, Trottinettes électriques : les conseils pour un achat et une utilisation en toute sécurité, écrit le 20 novembre 2025

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